EARLY BLACK AND WHITE

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Coffret de 2 ouvrages

La suite du fondamental Early Color de Saul Leiter, son pendant pour ses photographies en noir et blanc.
Dans le 1er volume, tous ces portraits de parents, proches, amis, amoureuses, modèles adultes et enfantins plairont évidemment d’autant plus que l’on aime le genre. Les nus mêlent souvent une grande concertation dans la prise de vue (plongées, jeux d’ombres et de reflets dans des miroirs, etc) et un côté débraillé ou « saut du lit » assez marqué, pour un résultat admirable. Suivre les modèles au fil de quelques photographies et années – Jay, de petite fille à jeune femme posant nue – émeut, tout autant que les portraits des membres d’une famille dont on sait qu’il l’aimait sans aucun doute mais qu’il l’avait ressentie très vite comme un carcan dont il fallait s’échapper – son père était un rabbin orthodoxe de Pittsburgh, et Saul partit assez jeune pour Cleveland, puis pour New York. Dans le 2ème volume, on relèvera naturellement tout ce qui a fait que Leiter s’est fait connaître, de la composition de ses scènes de rue aux effets divers et variés (reflets, flous, etc). Les inspirations et proximités notées plus haut – il est par exemple difficile de ne pas penser à Helen Levitt devant la série des enfants sur des perrons ou masqués pendant Halloween – ne changent rien au fait qu’il semble investir et capter la ville avec son objectif bien à sa façon.

Dans l’essai reproduit dans le volume II, publié originellement en 1992, Jane Livingston cerne bien les vertus du travail de Leiter, aussi bien en couleur qu’en N&B : « Leiter se différencie des autres photographes de l’Ecole de New York de plusieurs façons. Il est l’un des rares qui dise ne s’être jamais spécialement intéressé au cinéma. À la notable exception d’Helen Levitt, il est le seul dont les travaux couleur et noir et blanc se valent en quantité comme en qualité. Sa maîtrise d’une palette tamisée et très personnelle le classe à part parmi les autres photographes de mode jusqu’à aujourd’hui. Cependant, bien que ses premiers clichés couleur remontent au milieu des années 50, l’essentiel présente un caractère distinct de son œuvre noir et blanc, et d’ailleurs de l’esthétique commune de l’Ecole de New York. Le fait même que la couleur devienne le sujet des photographies place le travail de Leiter dans une tout autre sphère, très ouvertement artistique. Ces images couleur font davantage songer à des aquarelles soigneusement construites et lyriquement rythmées qu’à des vignettes évanescentes d’une réalité fugace. Si l’œuvre couleur paraît comme scrupuleusement gravée, c’est dans le travail en noir et blanc que les qualités plus ‘purement photographiques’, où il s’agit de peindre le passage, l’éphémère, s’expriment brillamment. Cela n’est toutefois pas pour dire que la composition, la structuration, est absente du travail noir et blanc des années 40 et 50. L’un des traits distinctifs des photographies de Leiter réside au contraire dans une sorte de conscience permanente des symétries et des asymétries, mais celle-ci, non plus que sa maîtrise d’une gamme apparemment inépuisable de procédés de compositions, ne fige ou n’inhibe jamais son travail. Leiter utilise tous les ‘procédés de composition’ à la disposition du photographe. Et pourtant son travail noir et blanc le plus intéressant paraît quasiment dénué de technique de composition : plutôt que de recourir aux arrangements linéaires, beaucoup des meilleures photographies de Leiter ne reposent que sur le jeu singulier des différences de ton. »

  • Pages

    0

  • Langue

    Anglais

  • Date d'édition

  • Taille

    21 x 21 cm

  • Éditeur

    Steidl

  • Poids

    1772 gr

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